
RDC : Le ministre de la Justice Constant Mutamba démissionne sur fond de scandale financier
En République démocratique du Congo, un nouveau séisme politique secoue les plus hautes sphères de l’État. Le ministre de la Justice, Constant Mutamba, a annoncé sa démission imminente ce mardi 17 juin 2025, emporté par un vaste scandale de détournement de fonds publics. L’affaire concerne la disparition présumée de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison moderne à Kisangani, un projet emblématique censé marquer un tournant dans la réforme du système pénitentiaire congolais.
Selon plusieurs sources concordantes, le ministre aurait présenté sa décision au président Félix Tshisekedi lors d’une audience confidentielle. Officiellement, il entend « se mettre à la disposition de la justice », mais en coulisses, l’étau judiciaire se resserre.
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✅ Suivre SavaneInspire sur WhatsAppUne démission sur fond de soupçons accablants
Constant Mutamba, 37 ans, n’était en poste que depuis mai 2024. Porteur de promesses de réformes et d’assainissement du secteur judiciaire, il s’était imposé comme l’une des figures montantes du gouvernement. Mais moins d’un an plus tard, l’image du jeune réformateur s’effondre. L’enquête du parquet général près la Cour de cassation révèle que les fonds destinés à la prison de Kisangani auraient été déviés vers des circuits financiers parallèles. À ce stade, les bénéficiaires exacts de ces mouvements restent inconnus, mais l’enquête judiciaire est en cours.
Interdiction de quitter Kinshasa et levée d’immunité
La réaction de la justice a été rapide. Le procureur général Firmin Mvonde a imposé à Mutamba une interdiction formelle de quitter Kinshasa. En parallèle, l’Assemblée nationale a levé son immunité parlementaire, un signal fort qui montre que le dossier est pris au sérieux par les institutions judiciaires.
Parmi les accusations additionnelles figurent également des soupçons de libérations irrégulières de criminels dangereux, certains condamnés pour meurtre ou torture. Ces faits, s’ils sont confirmés, aggraveraient encore le cas du désormais ex-ministre.
Une chute qui ternit le discours de réforme
Ancien candidat à l’élection présidentielle de 2023, Mutamba s’était présenté comme un chantre de la transparence et du renouveau politique. Sa nomination au ministère de la Justice avait été saluée comme un geste fort en faveur de la moralisation de la vie publique. Sa chute brutale en pleine enquête judiciaire jette un froid sur les intentions réelles du pouvoir en matière de lutte contre la corruption.
Le président Tshisekedi, dont le second mandat est marqué par de nombreuses attentes en matière de gouvernance, doit désormais faire face à une opinion publique de plus en plus sceptique. La société civile, quant à elle, appelle à une instruction rigoureuse, sans interférence politique.
Et maintenant ?
En attendant la formalisation de la démission auprès du Premier ministre, l’affaire Mutamba continue de défrayer la chronique à Kinshasa. Si la justice venait à prouver les faits qui lui sont reprochés, ce dossier pourrait devenir l’un des plus emblématiques de l’ère Tshisekedi en matière de lutte contre la corruption.
À l’heure où la RDC tente d’attirer les investisseurs internationaux et de renforcer son image sur la scène diplomatique, ce scandale révèle une fois de plus la fragilité des institutions face aux dérives de certains responsables publics.
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