
Publié par SavaneInspire — Catégorie : Politique — le 19 janvier 2025
« Le MRC ne peut présenter de candidat pour la présidentielle de 2025. Voici pourquoi » – Analyse
Dans une analyse récente, le journaliste Michel Biem Tong affirme que le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) ne pourra pas présenter de candidat à l’élection présidentielle de 2025. Selon lui, l’absence d’élus au sein de ce parti constitue un obstacle juridique majeur à sa participation.
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✅ Suivre SavaneInspire sur WhatsAppUne question d’élus
Dans son discours de fin d’année 2023, Maurice Kamto, président du MRC, a soutenu que son parti disposait d’élus, ce qui garantirait sa candidature à l’élection présidentielle de 2025. Cependant, Michel Biem Tong rappelle que, conformément à la loi, le MRC n’a officiellement aucun élu.
Pour être reconnu comme élu d’un parti politique, il faut avoir été investi par ce parti lors d’une élection et proclamé vainqueur par les instances compétentes. Or, le MRC n’a pas participé aux élections législatives, municipales ou régionales de 2020, ni aux sénatoriales de 2023. En conséquence, aucun siège ne lui est attribué dans les institutions locales ou nationales.
Les conditions du Code électoral
L’article 121 alinéa 2 du Code électoral du 19 avril 2012 stipule que seuls les partis ayant des représentants élus peuvent présenter un candidat à l’élection présidentielle. Les partis sans élus, comme le MRC, doivent alors se conformer aux exigences des candidats indépendants, notamment la collecte de 300 signatures, avec au moins 30 signatures par région.
Ce processus complexe repose sur la coopération des élus locaux, majoritairement affiliés au RDPC (parti au pouvoir) ou à des partis alliés. Cette réalité rend difficile pour le MRC d’obtenir les parrainages nécessaires.
Une alliance comme alternative
Michel Biem Tong suggère que Maurice Kamto explore l’option d’une alliance avec un parti disposant d’élus. Cette solution permettrait de contourner l’obligation légale et d’assurer la participation du MRC à la présidentielle.
Cependant, des obstacles subsistent. Par exemple, un élu du SDF ou d’un autre parti qui rejoint le MRC en cours de mandat ne peut pas être considéré comme un élu du MRC. Cela est dû à la nullité du mandat impératif, comme le stipule la Constitution.
Précédents juridiques et contexte politique
La jurisprudence Paul Ayah Abine, souvent citée dans ces débats, n’apporte pas de solution au problème actuel. En effet, à l’époque où Ayah Paul a quitté le RDPC pour se présenter sous la bannière de son propre parti en 2011, le Code électoral actuel n’était pas en vigueur.
Dans le contexte actuel, le régime en place semble déterminé à compliquer la candidature de Maurice Kamto. Selon Biem Tong, les « cabinets noirs » du régime Biya manœuvrent pour écarter le président du MRC de la compétition, renforçant ainsi la nécessité pour le parti d’adopter une stratégie claire et réaliste.
Conclusion
Pour participer à la présidentielle de 2025, le MRC doit surmonter des défis juridiques et politiques considérables. Que ce soit par la collecte de signatures ou par une alliance stratégique, Maurice Kamto et son parti doivent rapidement définir une stratégie solide. Sans cela, le MRC risque d’être exclu de ce rendez-vous crucial pour l’avenir politique du Cameroun.
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