Haschich à Yaoundé : une nouvelle menace qui cible les jeunes et défie les autorités

La ville de Yaoundé est confrontée à une montée inquiétante de la consommation et du trafic d’une drogue nommée haschich, une résine dérivée de cocaïne, désormais au cœur des préoccupations des forces de sécurité. Cette substance dangereuse, qui cible principalement les jeunes, pose un défi majeur aux autorités et à la société camerounaise.

Un trafiquant de drogue arrêté

📰 Reste informé avec Savane Inspire sur WhatsApp

Actus du Cameroun 🇨🇲, offres d'emploi, éducation, santé, société… Rejoins +10 000 abonnés qui s'informent chaque semaine sans rater l'essentiel.

✅ Suivre SavaneInspire sur WhatsApp

En décembre 2024, une enquête diligentée par le Service Central des Recherches Judiciaires (SCRJ) de la Gendarmerie Nationale a permis l’arrestation de six individus, dont une femme, impliqués dans la distribution de cette drogue. Les suspects, âgés de 26 à 41 ans, ont été interpellés en possession de deux kilos de résine de cocaïne sous forme industrialisée, appelée haschich.

Ces trafiquants opéraient en deux groupes distincts qui, bien qu’ils ne se connaissaient pas, se livraient à la même activité. La drogue, importée de l’étranger, était habilement dissimulée dans des bagages pour échapper à la vigilance des autorités aéroportuaires.

Un produit qui cible les jeunes et se propage dans les lieux festifs

La substance psychotrope est principalement écoulée dans les lieux de divertissement tels que les snack-bars, les boîtes de nuit et autres endroits prisés par la jeunesse de Yaoundé. Les jeunes, âgés de 15 à 30 ans, constituent la majorité des consommateurs.

Le coût élevé de la drogue en fait un produit de luxe : un gramme de haschich est vendu à 25 000 FCFA, tandis que les petits emballages en forme de brique sont livrés aux détaillants à 350 000 FCFA. Ces chiffres témoignent d’un trafic lucratif qui alimente les réseaux criminels.

Face à cette menace, la Gendarmerie Nationale appelle la population à la vigilance et encourage la dénonciation des comportements suspects. Les forces de sécurité intensifient également leurs actions pour démanteler les réseaux de trafic, bien que l’importation clandestine de cette drogue demeure un défi majeur.

Le haschich, bien qu’il soit une forme industrialisée de cocaïne, est perçu à tort par certains jeunes comme une drogue moins nocive. Cette banalisation masque les effets dévastateurs de cette substance sur la santé physique et mentale, notamment les risques de dépendance, de troubles psychiatriques et d’actes criminels.

Une réponse globale nécessaire

Pour lutter efficacement contre cette menace, les autorités doivent non seulement renforcer les contrôles aux frontières et dans les lieux de vente, mais aussi investir dans des campagnes de sensibilisation à l’intention des jeunes et de leurs familles. Les écoles, les médias et les leaders communautaires ont un rôle crucial à jouer dans cette lutte.

Alors que Yaoundé se bat contre cette nouvelle forme de trafic, l’urgence d’une action collective se fait sentir. La mobilisation de tous est essentielle pour protéger la jeunesse camerounaise des dangers du haschich et préserver l’avenir du pays.

📱 Téléchargez l'application Cameroun Actu maintenant !

Restez connecté(e) aux dernières actualités du Cameroun en temps réel. 🌍📢

🚀 Télécharger maintenant

Disponible gratuitement sur Google Play !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut