
Yaoundé : La vente à la sauvette interdite dès le 20 janvier 2025
Yaoundé, Cameroun – Une décision marquante vient d’être annoncée par le maire de la capitale camerounaise, Luc Messi Atangana. Dans une note officielle publiée le 17 janvier 2025, il est stipulé que la vente à la sauvette sera strictement interdite à compter du 20 janvier 2025 dans plusieurs zones stratégiques de la ville.
Une mesure pour assainir l’espace public
Cette interdiction concerne spécifiquement la vente ambulante à l’aide de brouettes, porte-tout, et étals portables. Les lieux visés incluent les principales zones commerçantes et axes stratégiques de Yaoundé, notamment :
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✅ Suivre SavaneInspire sur WhatsApp- Mokolo, Elig-Effa, Marché Central, Marché Ekounou, et Marché Essos ;
- Carrefour Nkolbisson, Carrefour MEEC, Terminus Mimboman, et Mimboman Sapeur ;
- Village des Jeunes à Etetak et Emombo Paroisse.
Selon le communiqué, ces pratiques, bien que courantes, posent des problèmes majeurs, notamment l’obstruction des trottoirs, des voies publiques et une concurrence déloyale vis-à-vis des commerces établis dans les marchés formels.
Des sanctions sévères pour les contrevenants
La mairie de Yaoundé a clairement précisé dans sa note que « tout contrevenant s’expose aux mesures répressives prévues par les textes en vigueur ». Bien que les détails des sanctions ne soient pas explicités, il est probable qu’elles incluent des amendes et des saisies de marchandises.
Cette mesure vise également à renforcer l’ordre public et à améliorer la circulation dans les zones à forte densité commerciale.

Une décision accueillie avec des avis mitigés
Cette annonce suscite des réactions variées au sein de la population. Si certains habitants saluent une décision qui pourrait contribuer à rendre la ville plus propre et mieux organisée, d’autres s’inquiètent de ses impacts sur les vendeurs informels. Ces derniers, pour beaucoup, dépendent de cette activité pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Dans les rues de Mokolo et du Marché Central, des vendeurs interrogés expriment leurs préoccupations :
« Nous n’avons pas d’autres moyens pour gagner notre vie. Si la mairie nous empêche de vendre ici, où irons-nous ? » s’interroge un vendeur d’accessoires ambulant.
De leur côté, certains commerçants des marchés formels se réjouissent de cette décision, estimant qu’elle permettra de réduire la concurrence déloyale.
Un défi d’application sur le terrain
Alors que la mise en œuvre de cette mesure approche, la question de l’exécution demeure. La mairie devra mobiliser des équipes pour surveiller les zones concernées et faire respecter l’interdiction.
Les observateurs notent que des initiatives similaires dans le passé ont parfois échoué en raison d’un manque de suivi. La réussite de cette campagne dépendra donc de la capacité des autorités municipales à assurer un contrôle rigoureux tout en offrant des solutions alternatives aux vendeurs touchés.
Un appel à la responsabilité collective
Face à cette interdiction, la mairie appelle les citoyens et les commerçants à collaborer pour garantir le succès de cette mesure. Par ailleurs, des voix s’élèvent pour demander à la municipalité de proposer des espaces alternatifs ou des programmes de formalisation pour les vendeurs à la sauvette.
Le 20 janvier 2025 marque donc un tournant important pour la ville de Yaoundé. Si l’objectif est d’assainir les espaces publics, cette mesure représente également un défi pour les autorités locales et les habitants, qui devront s’adapter à cette nouvelle réalité.
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