
Les dangers du paludisme pendant la grossesse
Le paludisme, ou malaria, demeure l’une des maladies parasitaires les plus redoutables au monde, en particulier dans les régions tropicales et subtropicales. En Afrique subsaharienne, il représente une menace quotidienne, notamment pour les populations les plus vulnérables comme les enfants en bas âge et les femmes enceintes. Lorsqu’il survient pendant la grossesse, le paludisme peut avoir des conséquences graves, voire fatales, pour la mère et le fœtus.
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💬 Rejoindre la chaîne WhatsAppLe paludisme est causé par des parasites du genre Plasmodium, transmis à l’homme par la piqûre de moustiques femelles infectées du genre Anopheles. Parmi les cinq espèces principales responsables de la maladie, Plasmodium falciparum est la plus virulente, particulièrement répandue en Afrique.
Lorsqu’une femme enceinte est infectée, le parasite pénètre dans la circulation sanguine, se multiplie dans les globules rouges et peut se fixer au niveau du placenta. Ce phénomène, appelé paludisme placentaire, est particulièrement dangereux car il perturbe les échanges vitaux entre la mère et son bébé à naître.
Pourquoi les femmes enceintes sont-elles plus exposées ?
Pendant la grossesse, le système immunitaire de la femme subit des modifications physiologiques naturelles visant à ne pas rejeter le fœtus, considéré comme un « corps étranger » par l’organisme. Ce phénomène d’immunotolérance réduit temporairement la capacité de la mère à se défendre contre certaines infections, y compris le paludisme.
De plus, P. falciparum possède une capacité unique à se fixer aux cellules du placenta grâce à une protéine appelée VAR2CSA. Cette fixation permet au parasite d’échapper au système immunitaire et de se multiplier à cet endroit spécifique. Les femmes enceintes, surtout lors de leur première grossesse, n’ont pas encore développé d’anticorps contre cette forme particulière de la maladie, ce qui les rend particulièrement vulnérables.
Conséquences du paludisme pendant la grossesse
1. Pour la mère
- Anémie sévère : La destruction des globules rouges par le parasite entraîne une baisse du taux d’hémoglobine. Une anémie sévère pendant la grossesse augmente le risque de complications à l’accouchement.
- Fièvre élevée, douleurs, fatigue intense : Les symptômes typiques du paludisme peuvent être exacerbés chez la femme enceinte, augmentant la souffrance physique.
- Risque de mortalité maternelle : Dans les zones à transmission intense, le paludisme est l’une des premières causes de décès maternel, surtout en l’absence de traitement rapide.
2. Pour le fœtus et le nouveau-né
- Faible poids à la naissance : Conséquence directe du paludisme placentaire, ce facteur augmente les risques de mortalité néonatale.
- Naissance prématurée : L’infection peut provoquer des contractions précoces et des accouchements prématurés.
- Retard de croissance intra-utérin : L’insuffisance des échanges nutritionnels et en oxygène entre la mère et le fœtus freine le développement normal du bébé.
- Mortinaissance et avortement spontané : Dans les cas les plus graves, le paludisme peut entraîner la perte du bébé.
Prévention : une priorité de santé publique
Face à ces dangers, la prévention du paludisme chez la femme enceinte est une priorité absolue. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande une approche intégrée, comprenant plusieurs stratégies clés.
1. Utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII)
Dormir sous une moustiquaire traitée est l’un des moyens les plus efficaces pour prévenir les piqûres de moustiques infectés. Ces moustiquaires tuent les moustiques au contact et réduisent considérablement le risque d’infection. Leur distribution gratuite ou subventionnée aux femmes enceintes est une politique courante dans plusieurs pays africains.
2. Traitement préventif intermittent (TPI)
Le TPI consiste à administrer à la femme enceinte des doses curatives d’un médicament antipaludique (généralement la sulfadoxine-pyriméthamine) à des intervalles réguliers, à partir du deuxième trimestre. L’objectif est d’éliminer toute infection asymptomatique et d’empêcher la survenue d’un épisode grave. Ce traitement est généralement donné lors des consultations prénatales.
3. Consultations prénatales régulières
Les visites prénatales permettent de surveiller la santé de la mère et du bébé, de distribuer le TPI, de dépister d’éventuelles infections et de fournir des conseils de prévention. Un suivi régulier favorise une détection précoce du paludisme et une prise en charge rapide.
V. Diagnostic et traitement du paludisme chez la femme enceinte
Le diagnostic du paludisme repose sur l’identification du parasite dans le sang, par test de diagnostic rapide (TDR) ou par frottis sanguin au microscope. En cas de confirmation, le traitement dépend du stade de la grossesse et de la gravité de l’infection.
1. Traitement au premier trimestre
Certains médicaments antipaludiques, comme la quinine associée à la clindamycine, sont recommandés car ils sont considérés comme sûrs pour le fœtus en développement. D’autres, comme l’artémisinine, sont généralement évités au premier trimestre sauf en cas d’urgence.
2. Traitement au deuxième et troisième trimestre
L’association thérapeutique à base d’artémisinine (ACT) est recommandée, car elle est très efficace et bien tolérée à ce stade de la grossesse. Le traitement doit être supervisé par un professionnel de santé, avec un suivi rigoureux pour prévenir les rechutes.
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