Affaire REDHAC : Me Alice Nkom répond avec fermeté au préfet du Wouri

Convoquée par le préfet du Wouri pour une audition ce 10 décembre 2024, Me Alice Nkom, présidente du Conseil d’administration du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC), a décliné sa présence par une lettre adressée au représentant de l’État.


Une réponse cinglante et argumentée

Dans sa correspondance, Me Alice Nkom a exprimé son étonnement face à la démarche du préfet, qu’elle a qualifiée de singulière et incompatible avec les principes qu’elle a toujours défendus en tant qu’avocate et militante des droits humains.

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Elle a rappelé son parcours exemplaire, marqué par 56 années de carrière en tant qu’avocate depuis sa prestation de serment en 1968 sous le décret du président Ahmadou Ahidjo. Me Nkom a également souligné les relations cordiales qu’elle a entretenues avec les précédents préfets, gouverneurs et autres responsables administratifs, dénonçant une détérioration notable avec l’actuel préfet.


Les points de désaccord

Me Nkom a mis en avant plusieurs griefs, notamment :

  • L’utilisation de la chefferie pour transmettre une convocation officielle, qu’elle considère comme une tentative de nuire à sa personne.
  • Le refus de délivrer le récépissé légal de déclaration de son association, en violation de l’article 7 alinéa 3 de la loi N° 90-53 de 1990 sur la liberté d’association.
  • Des pratiques administratives vexatoires, comme l’expulsion des porteurs de courriers adressés au préfet.

Elle a également regretté la manière dont la convocation a été organisée, dénonçant un manque de respect pour son agenda professionnel et personnel.


Engagement pour la défense des droits humains

Malgré son refus de se présenter à l’heure initialement fixée, Me Alice Nkom a montré sa volonté de collaborer en demandant une nouvelle date de convocation, qu’elle pourrait intégrer à son programme chargé. Elle a également précisé qu’elle se présenterait avec son passeport en raison d’un retard de trois ans dans la délivrance de sa carte nationale d’identité par la DGSN.


Un climat de tensions persistantes

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre le gouvernement camerounais et les organisations de la société civile, notamment celles qui militent pour les droits humains. Pour Me Nkom, cette convocation semble s’inscrire dans une série d’actions destinées à intimider les voix critiques et les défenseurs des libertés fondamentales.

Sa lettre, empreinte de fermeté et de dignité, reflète son engagement indéfectible en faveur de la justice et des droits humains, tout en dénonçant des abus administratifs qui, selon elle, nuisent à l’État de droit au Cameroun.

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