L'Inter Milan humiliée par Bodø/Glimt

L’Inter Milan humiliée par Bodø/Glimt : l’Italie plonge dans la honte et l’incompréhension

Il y a des soirs où le football se charge de rappeler à tout le monde ses fondamentaux les plus cruels. Mardi soir, à San Siro, devant 70 000 supporters qui avaient fait le déplacement avec l’espoir chevillé au corps, l’Inter Milan a vécu l’une des nuits les plus sombres de son histoire européenne récente. Éliminés par les Norvégiens de Bodø/Glimt au stade des play-offs de la Ligue des champions, les Nerazzurri ont sombré dans l’indignité d’une défaite 2-1 à domicile, après avoir déjà encaissé un humiliant 3-1 à l’aller en Norvège. Un cinglant 5-2 sur l’ensemble des deux manches. Un chiffre qui fait mal. Un chiffre qui résonne longtemps après le coup de sifflet final.


La chute d’un géant annoncé

Pour comprendre l’ampleur du choc, il faut replacer les choses dans leur contexte. L’Inter Milan n’est pas n’importe quel club. Ce sont les finalistes de la dernière Ligue des champions. Une équipe habituée aux grands rendez-vous européens, aguerrie à la pression des matches couperets, dotée d’un effectif taillé pour jouer les premiers rôles sur la scène continentale. Face à eux, Bodø/Glimt, un club norvégien qui n’a certes pas à rougir de son parcours européen ces dernières années, mais que personne, ou presque, ne plaçait au-dessus des Lombards sur le papier.

Et pourtant. Le football s’est chargé, une nouvelle fois, de balayer les certitudes et les hiérarchies présupposées. L’Inter a failli. Pire, elle a failli en se montrant indigne du rang qu’on lui prêtait. Prévisible dans son animation offensive, incapable de trouver les solutions pour débloquer une situation qui semblait pourtant à sa portée, l’équipe de Simone Inzaghi n’a jamais vraiment donné l’impression de pouvoir renverser la vapeur. San Siro, qui devait gronder et pousser les siens vers la remontada, s’est progressivement transformé en théâtre de la consternation.


La presse italienne ne mâche pas ses mots

Le lendemain matin, les kiosques italiens ont livré un verdict sans appel. La presse transalpine, dans une rare unanimité, a choisi la sévérité plutôt que la clémence. Et les mots utilisés en disent long sur l’état d’esprit qui règne au-delà des Alpes ce mercredi.

La Gazzetta dello Sport, bible du sport italien, a ouvert le bal avec une froide lucidité. Pour le quotidien au papier rose, il n’y a tout simplement « aucune excuse » après cette sortie de route. « L’Inter dit adieu à la Ligue des champions après avoir fait piètre figure », écrit le journal, qui décrit une équipe « prévisible et peu dangereuse », incapable de répondre à l’urgence du moment. « Ce fut une nuit très sombre à San Siro », poursuit-il. « C’est un cauchemar pour l’Inter. Zéro alibi. » Le verdict est sans appel, et la plume ne tremble pas.

Du côté du Corriere dello Sport, le ton est similaire. Le mot « désastre » est lâché dès les premières lignes, et la rédaction ne s’en cache pas. « La déception est énorme, on était loin de la remontada envisagée », écrit le quotidien, qui rappelle avec amertume que cette Inter, celle des deux finales de Ligue des champions en trois ans, « vient de s’effondrer » d’une façon que personne n’avait anticipée avec une telle brutalité.

Tuttosport, lui, choisit l’angle économique pour illustrer l’étendue du désastre. Car au-delà de la blessure sportive et de l’orgueil froissé, c’est aussi une vingtaine de millions d’euros que l’Inter voit s’envoler. C’est en effet le montant promis par l’UEFA en cas de qualification pour les huitièmes de finale. Une somme loin d’être anodine pour un club qui, comme tous les autres, compose en permanence avec des équilibres financiers fragiles. « C’est une soirée honteuse », tranche Tuttosport sans ménagement.

La Repubblica, quotidien généraliste et non exclusivement sportif, n’est pas en reste. « C’est une Inter sans âme, devenue toute petite en Europe », peut-on lire dans ses colonnes. Le Corriere della Sera, lui, résume la situation en quelques mots frappants : cette soirée devait être celle « de la remontée », elle fut finalement celle « de la défaite » et « de l’élimination ». La Stampa, enfin, enfonce le clou avec une formule qui résume l’état d’esprit général : « Inter, tu es toujours plus petite en Europe. » Une petitesse qui n’est pas anodine quand on sait que le club lombard a perdu cinq de ses six derniers matches dans la compétition reine.


Un naufrage collectif et sans circonstances atténuantes

Ce qui frappe le plus, dans les analyses de la presse italienne comme dans les images de la rencontre, c’est l’absence totale de circonstances atténuantes. L’Inter n’a pas été victime d’un arbitrage controversé. Elle n’a pas subi les absences de joueurs clés qui auraient pu changer la physionomie du match. Elle n’a pas non plus été surprise par un adversaire qui aurait joué le contre-jeu à la perfection tout en bénéficiant d’une réussite insolente.

Non. L’Inter a simplement, et c’est peut-être le plus difficile à accepter, manqué de tout ce qui fait les grandes équipes dans les grands moments : l’intensité, la créativité, le caractère, et surtout la capacité à élever son niveau de jeu quand l’enjeu le commande. Face à des Norvégiens regroupés et disciplinés, les Nerazzurri n’ont pas trouvé les ressources pour faire la différence. Et Bodø/Glimt, loin d’être des victimes consentantes, ont su défendre leur avantage avec une maturité et une solidité qui forcent le respect.

Marcus Thuram, l’un des hommes censés porter l’attaque lombarde, est apparu impuissant et visiblement affecté au coup de sifflet final. L’image de son visage défait résume à elle seule la profondeur du désarroi qui a envahi San Siro à la fin de la rencontre. Lui, comme ses coéquipiers, sait que cette élimination laissera une trace. Peut-être la plus douloureuse de la saison.


Le spectre d’une Ligue des champions sans club italien

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Car si la chute de l’Inter est en elle-même un séisme, elle s’inscrit dans un contexte plus large qui inquiète profondément le football italien dans son ensemble. Ce mercredi soir, deux autres clubs transalpins ont à leur tour tenté l’impossible remontada en Ligue des champions. La Juventus, humiliée 5-2 à l’aller par Galatasaray et en proie à une crise de résultats préoccupante, devait recevoir les Turcs à l’Allianz Stadium avec l’espoir d’un miracle. L’Atalanta Bergame, elle, avait deux buts à remonter contre le Borussia Dortmund après sa défaite 2-0 en Allemagne.

Le scénario le plus probable, et le plus redouté, se dessinait donc avec une clarté glaçante : aucun club italien en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Un fiasco collectif d’une ampleur historique, qui poserait des questions fondamentales sur l’état du Calcio au plus haut niveau européen. « On vient d’abattre notre meilleure carte, l’Inter, et le spectre d’une C1 sans club italien se fait de plus en plus concret », résume La Gazzetta dello Sport avec une lucidité teintée d’inquiétude.

Car si l’Inter était considérée comme la meilleure chance italienne de briller sur la scène continentale cette saison, et qu’elle est tombée dès les play-offs face à un adversaire issu d’un championnat bien moins huppé que la Serie A, que dire des perspectives pour les autres ? Le signal envoyé est mauvais, très mauvais, pour un football italien qui cherche à se repositionner parmi les grandes nations du football européen.


Une consolation : le championnat

Dans ce tableau sombre, il reste néanmoins une lumière pour les supporters nerazzurri. En Serie A, l’Inter domine de la tête et des épaules, avec dix points d’avance sur son dauphin l’AC Milan. Le titre semble à portée de main, et les hommes d’Inzaghi n’ont pas encore dit leur dernier mot sur le plan national. La Coupe d’Italie offre également une perspective intéressante, avec une demi-finale qui s’annonce face au Côme.

Mais soyons honnêtes : dans le cœur des supporters et dans les colonnes des journaux, ces consolations nationales ne pèsent pas lourd face à l’humiliation européenne. La Ligue des champions, c’est l’autre dimension. Celle où les clubs écrivent leur légende ou subissent leurs plus cuisantes désillusions. Cette saison, l’Inter a clairement choisi son camp. Et l’Italie, meurtrie et incrédule, devra vivre avec pendant de longs mois.


Le football a ses mystères, ses retournements et ses leçons de modestie. Bodø/Glimt vient d’en administrer une, brutale et sans équivoque, à l’un des clubs les plus titrés d’Europe. San Siro a tremblé, pas de joie, mais de honte. Et le réveil, ce mercredi matin, s’annonce encore plus difficile si l’Italie venait à confirmer son grand vide européen.

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