Les barrages aller de la Ligue des Champions ont livré ce mercredi soir une soirée hors norme. Trois matchs, trois histoires radicalement différentes — et partout des scénarios improbables qui ont fait basculer les certitudes. L’Inter Milan, finaliste sortant de la compétition, repart de Norvège dans un état proche de l’urgence. L’Atlético de Madrid, deux fois en tête, a vu Bruges leur arracher l’égalisation dans le temps additionnel. Seul Leverkusen a su rester maître de son sujet.
Bodø/Glimt 3 — 1 Inter Milan
Aspmyra Stadion · Norvège
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On connaissait Bodø/Glimt pour sa capacité à pièger les grandes équipes dans son antre arctique. Manchester City en avait fait les frais il y a quelques saisons. L’Atlético de Madrid aussi. Ce mercredi soir, c’est l’Inter Milan — finaliste sortant de la Ligue des Champions — qui est venu s’y fracasser. Et la défaite ne souffre d’aucune contestation : les Norvégiens ont été sérieux, impliqués, collectivement brillants pendant les 90 minutes.
L’Inter n’a jamais mené dans cette rencontre. Toujours en mode réaction, les Milanais ont bien cru relancer le match après l’égalisation de Francesco Pio Esposito à la 30e minute. La deuxième période s’annonçait favorable aux Italiens. C’est précisément le contraire qui s’est produit. En trois minutes — de la 61e à la 64e — Jens Petter Hauge puis Kasper Hogh ont clos le débat avec une efficacité chirurgicale, au terme de mouvements collectifs d’une qualité remarquable pour une équipe évoluant en Eliteserien.
L’Inter rentre à Milan avec un 1-3 à retourner au San Siro. Deux buts d’écart, cela se rattrapait — si l’adversaire était différent. Mais Bodø/Glimt, fort de cette dynamique et de la certitude de n’avoir rien à perdre au match retour, sera loin d’être un faire-valoir. Le finaliste sortant est en grand danger d’élimination.
CE QU’ON RETIENT — Il est vraiment dur de gagner en Norvège, qu’importe son palmarès. L’Inter est en état d’urgence.
Club Bruges 3 — 3 Atlético Madrid
Jan Breydel · Belgique
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L’Atlético de Madrid aime les matchs intenses. Mais il y a une limite entre l’intensité choisie et le chaos subi — et Diego Simeone a frôlé cette limite toute la soirée à Bruges. Les Colchoneros avaient pourtant parfaitement démarré : penalty de Julian Alvarez à la 8e minute, puis second but de Lookman dans le temps additionnel de la première période. 0-2 à la mi-temps, Bruges bourreau de l’OM en phase de groupes, semblait condamné.
C’était sous-estimer le festival offensif belge. En seulement huit minutes, Onyedika puis Tresoldi ont tout remis à plat. 2-2. Le match avait basculé. Jan Oblak, excellent dans les buts madrilènes, n’avait rien pu faire sur ces deux buts. Simeone répondait par un repositionnement tactique, et sur un coup du sort, Joel Ordonez inscrivait un but contre son camp à la 79e — donnant une nouvelle avance aux Espagnols. 2-3. La qualification semblait de nouveau à portée.
Mais l’Atlético, c’est aussi cette équipe capable de lâcher l’essentiel dans les derniers instants. À la 89e minute, Christos Tzolis arrachait le 3-3 final, laissant les défenseurs madrilènes sans solution et Oblak, cette fois, abandonné par les siens. Un résultat qui laisse les deux équipes dans une grande incertitude avant le retour au Metropolitano. Pour l’Atlético, encaisser 3 buts à Bruges après avoir mené 0-2, c’est une faute lourde.
CE QU’ON RETIENT — Le festival offensif de Bruges se confirme. Le double visage de l’Atlético aussi : redoutable en efficacité, fragile en gestion. Tout se jouera à Madrid.
Olympiakos 0 — 2 Bayer Leverkusen
Pirée · Grèce
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Face aux tempêtes Bodø/Inter et Bruges/Atlético, le match de Leverkusen au Pirée a presque paru serein. Et c’est précisément ce qui distingue le club rhénan des deux autres grandes équipes de la soirée : une maîtrise collective qui n’a jamais vacillé, même dans une première période fermée et moins fluide qu’à l’habitude.
Les Allemands ont attendu leur heure, sans s’emballer. Et quand l’heure est venue, elle est venue vite. En seulement trois minutes, entre la 60e et la 63e, Patrik Schick a inscrit un doublé personnel — son premier en Ligue des Champions. D’abord sur un service parfait d’Ernest Poku, puis en reprenant un corner d’Alex Grimaldo. Deux buts simples, efficaces, sans fioritures. L’image d’une équipe qui sait exactement ce qu’elle fait.
Il faut signaler le gros incident de la première période : un choc violent entre Lorenzo Pirola et Panagiotis Retsos, deux coéquipiers de l’Olympiakos, a provoqué un long arrêt de jeu et a certainement perturbé le rythme des Grecs. Ayoub El Kaabi avait cru marquer en première période, mais le VAR a invalidé le but. Autant dire que la soirée était mal embarquée pour les Grecs bien avant les deux buts de Schick.
Leverkusen rentre en Allemagne avec un 2-0 en poche et une qualification pour les huitièmes de finale qui ne tient plus qu’à une formalité. Le match retour aura lieu à la BayArena devant un public acquis à leur cause. Sauf catastrophe, les hommes de Xabi Alonso seront bien en huitièmes.
CE QU’ON RETIENT — Leverkusen sera très vraisemblablement en huitièmes de finale. La meilleure affaire de la soirée, sans contestation possible.
Récapitulatif · Positions avant le match retour
vs Inter Milan
Favoris au retour
vs Atlético Madrid
Très ouvert
vs Olympiakos
Quasi qualifiés
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