Bavure policière à Yagoua : une vidéo choquante relance le débat sur les abus des forces de l’ordre

Une scène insoutenable filmée à Yagoua, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, met une fois de plus en lumière la brutalité policière à laquelle sont exposés certains citoyens. Au cœur de l’affaire, un jeune homme victime d’une violente interpellation par des agents des forces de l’ordre lors d’un banal contrôle routier.

Des coups pour avoir demandé l’identification des policiers

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Les faits remontent au week-end dernier. À bord d’un bus de transport en commun traversant la ville de Yagoua, un jeune passager aurait simplement exigé que les policiers en poste s’identifient avant d’effectuer leur contrôle, comme le prévoit la loi. Ce geste, qui relève d’un droit fondamental, aurait suffi à déclencher l’ire des agents.

D’après plusieurs témoins présents dans le bus, les policiers se sont alors rués sur lui. Ils lui auraient infligé plusieurs coups violents, notamment au niveau de l’abdomen, avant de le plaquer au sol. L’un des agents est allé jusqu’à poser son pied sur la tête du jeune homme.

Une vidéo qui indigne l’opinion publique

La scène, capturée par un téléphone portable et relayée par la chaîne Équinoxe Télévision, a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Les images sont saisissantes. Elles montrent, sans équivoque, un usage excessif de la force contre un civil non armé, dans un contexte qui ne semble en rien justifier une telle violence.

Depuis sa diffusion, la vidéo a déclenché une vive vague d’indignation dans tout le pays. De nombreux internautes, militants, personnalités publiques et acteurs de la société civile ont exprimé leur colère et exigé que les auteurs de cet acte soient identifiés et sanctionnés.

Un appel à des sanctions exemplaires

Parmi les voix qui s’élèvent, celle de Philippe Nanga, activiste et défenseur des droits humains, résonne avec force. Selon lui, le comportement du jeune homme ne constitue en aucun cas une infraction. « Demander à un policier de s’identifier ne viole aucune loi. C’est un droit. Ce qui s’est passé est inacceptable et mérite des sanctions sévères », déclare-t-il.

Le silence des autorités face à cette affaire pourrait aggraver le sentiment de méfiance croissant entre les citoyens et les forces de l’ordre. Ce nouvel incident ravive également le débat sur la nécessité d’une réforme profonde des pratiques policières au Cameroun.

Un mal récurrent dans les rangs de la police ?

Ce n’est pas la première fois qu’une telle scène est dénoncée dans le pays. Ces dernières années, plusieurs cas de brutalité policière ont été signalés, souvent sans suite judiciaire concrète. Cette impunité alimente un climat de peur, d’injustice et de défiance.

Alors que les voix se multiplient pour appeler à une police plus responsable, plus formée et plus respectueuse des droits humains, l’opinion attend une réaction forte des autorités. La crédibilité des institutions en dépend.

La vidéo est toujours accessible en ligne et continue de susciter une vive émotion. Mais au-delà du choc des images, c’est une véritable réflexion nationale qui s’impose : celle de savoir jusqu’à quand les citoyens camerounais devront vivre dans la crainte de ceux censés les protéger.

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