Féminicides au Cameroun : 67 cas enregistrés depuis le 1er janvier 2024

Féminicides au Cameroun : 67 cas enregistrés depuis le 1er janvier 2024

Le Cameroun traverse une période sombre en matière de violences basées sur le genre. Depuis le début de l’année 2024, le pays a enregistré 67 cas de féminicides, un chiffre alarmant souligné par la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa. Ces violences, qui touchent principalement les femmes et les filles, prennent diverses formes, allant de violences physiques et psychologiques à des agressions sociales et culturelles, et parfois, elles se terminent tragiquement par des meurtres.

Ce bilan inquiétant a été révélé à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, le 25 novembre 2024. Lors de son allocution, la ministre a insisté sur le fait qu’environ 39 % des femmes au Cameroun subissent différentes formes de violence, une statistique qui met en lumière l’ampleur du phénomène. Les féminicides, définis comme le meurtre d’une femme en raison de son sexe, restent une problématique majeure, et les autorités camerounaises s’efforcent d’y répondre avec fermeté.

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Le phénomène du féminicide n’est pas isolé au Cameroun. Selon les Nations Unies, en 2023, au moins 85 000 femmes et filles ont perdu la vie dans le monde entier, souvent à la suite de violences domestiques ou de conflits liés à leur genre. Cette réalité glaçante met en exergue l’urgence d’agir pour protéger les femmes et mettre fin à ce fléau.

Pour lutter contre ce phénomène, le gouvernement camerounais, à travers le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, encourage les victimes et leurs entourages à dénoncer ces actes de violence. Des lignes d’urgence ont été mises en place pour permettre aux femmes de signaler les auteurs de violences : le 116 pour le MINPROFF et le 1523 pour la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun.

Malgré ces mesures, la lutte contre les féminicides reste complexe, et il est essentiel de renforcer les actions de sensibilisation, de soutien aux victimes, ainsi que les moyens de prévention pour espérer éradiquer ce fléau. En cette Journée internationale, il est crucial de rappeler que la protection des femmes et la lutte contre les violences basées sur le genre sont des responsabilités collectives qui nécessitent l’engagement de toute la société.

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