Président Paul Biya

Selon le journaliste camerounais Henry-Paul Diabate Manden, plusieurs compatriotes présents à l’hémicycle n’ont pas chanté à l’unisson la chanson entonnée par  le sénateur Mba Mba à la gloire de Paul Biya.

« Pourquoi l’assemblée nationale était si peu bruyante ? », questionne le journaliste Henry-Paul Diabate Manden. Selon lui, lors de la cérémonie de prestation de serment, profitant d’un aparté entre le Pan et le Premier Vice-Président Sénat, soudain une voix troue le silence opaque de l’hémicycle. C’est l’honorable Mba Mba Grégoire, sénateur de l’océan, qui crie «  Paul Biya tu es l’envoyé de Dieu, Paul Biya encore 7 ans ».

« En d’autres temps, lorsque la spécialiste de l’exercice de l’époque, Mme  Foning rameutait les troupes, la salle était électrisée pendant 05 minutes au moins. Mais là, seules quelques voix perdues, je dirais éparses, accompagnent le sénateur Oceanais.  Les autres, restent silencieux. Comme des étrangers, alors qu’ils sont presque tous du même bord politique. Est-ce de la défiance synonyme de césure? Certainement que non. Dans la politique aujoulatiste, l’idéologie n’existe pas, ce n’est que la préservation des intérêts personnels qui conditionne la praxis politique », explique-t-il.

« En fait, depuis 2018, Paul Biya a été si énigmatique, invisible  et si illisible, que chacun veut déchiffrer l’agenda de ce qui s’apparente au dernier Combat politique du Chef. Tellement de choses ont été dites que chacun veut savoir si l’insubmersible animal  Politique a  encore les capacités physiques et psychologiques de tenir le timon ? C’est à dire, est-il encore le bon cheval pour sécuriser la mangeoire ? D’ordinaire, l’on se contente des boniments de tous ces blagueurs qui prétendent dans le secret des dieux, mais à présent la vérité est vécue en direct. Chacun perdu dans ses pensées, jaugeait l’homme, scrutait ses faits et gestes, épiait et disséquait ses prises de parole… »

« C’est pourquoi le temps semble-t-il avait stoppé son envol.  L’objectif était de se faire une idée, son idée, sur le vieux lion. Car, beaucoup ne voulaient plus commettre l’erreur souvent fatale de ceux-là qui cédant facilement  à la manipulation politique, avaient imprudemment déjà envoyé des signaux aux courants divergents à Biya pendant la campagne électorale. Certains même paraît ils avaient ouvert le portefeuille et réclamaient des gages. Des trahisons vîtes découvertes par les services spéciaux et répercutées au Vieux Lion dont les retours de bâton sont souvent terribles en pareille occurrence », conclut Henry-Paul Diabate Manden.

 

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