
« 1 Bamiléké vaut 10 Nkwa » : Longué Longué demande pardon pour cette phrase
Le 17 janvier 2025, l’artiste camerounais Longué Longué a présenté ses excuses à travers une déclaration poignante suite à une phrase controversée qu’il avait prononcée il y a plusieurs années. Ces mots, « 1 Bamiléké vaut 10 Nkwa », ont marqué l’histoire du pays et sont devenus tristement célèbres dans les débats inter-tribaux. Longué Longué s’est adressé à ses frères des tribus du Cameroun, notamment les Douala, Bassa, Yabassi et Nkwa, et a reconnu l’impact de ses paroles.
Un acte de réconciliation sincère ?
Dans son message de pardon, l’artiste a souligné qu’il ne cherchait pas à justifier ses propos, mais plutôt à reconnaître la douleur qu’ils avaient causée. « Je viens vous demander pardon. Pardonner à son ennemi n’est pas synonyme de faiblesse », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que la réconciliation était primordiale. Longué Longué, lui-même issu de la tribu Nkwa, a ajouté : « Je demande pardon à tous mes frères Douala, Bassa, Yabassi et Nkwa. »
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Cette déclaration a provoqué une vague de réactions sur la toile, divisant les internautes. Beaucoup se sont réjouis de sa démarche, estimant qu’il est important de remettre les choses à leur place et de demander pardon lorsque l’on reconnaît avoir fait du tort. D’autres, cependant, ont estimé que ses excuses ne sont qu’une manœuvre pour se réconcilier avec la diaspora, un public clé qui pourrait influencer sa carrière et ses projets futurs.
Une phrase devenue emblématique mais controversée
La phrase « un Bamiléké vaut 10 Nkwa », prononcée à l’origine comme une blague, a pris une ampleur inattendue au fil des années. Longué Longué lui-même reconnaît qu’il l’avait dite sur un ton léger, pensant que cela ferait rire les gens. « Je m’amusais, comme ça faisait rire. Je ne savais pas qu’à la diaspora ça devait choquer. Je faisais pour le buzz, l’animation. Je voyais les gens rire, je me disais que ça va. Sans savoir que ça blessait beaucoup de personnes », a-t-il ajouté dans son message.
Cependant, le poids de ses paroles est resté dans les consciences collectives, alimentant des tensions inter-tribales sur les réseaux sociaux. L’artiste a maintenant pris conscience de l’impact que ses propos ont pu avoir, en particulier parmi les personnes qui ont été offensées par ces généralisations.
Intérêts personnels ou véritable rédemption ?
Si pour certains, le pardon de Longué Longué est sincère et une étape nécessaire pour réparer les liens, d’autres se demandent si ses excuses ne sont pas motivées par des considérations personnelles. L’artiste, en effet, est de plus en plus présent dans les débats sur les questions sociales et culturelles du pays, et certains estiment qu’il cherche à regagner l’affection d’une diaspora critique. « Peut-être qu’il veut maintenant des faveurs de la diaspora », affirment certains internautes, d’autres remettant en cause l’authenticité de ses excuses.
Malgré les critiques, Longué Longué s’efforce de montrer qu’il veut aller au-delà des conflits et des polémiques, et espère que cette démarche de réconciliation permettra de tourner la page.
Une ouverture vers l’unité ?
Quelles que soient les motivations de l’artiste, son geste marque une étape importante dans les débats sur la cohabitation pacifique des différentes communautés au Cameroun. À travers cette demande de pardon, il invite à la réflexion sur la manière dont les mots peuvent impacter une société et souligner l’importance du respect mutuel. Il est indéniable que des paroles imprudentes, même prononcées dans un esprit de divertissement, peuvent engendrer des blessures profondes.
Ainsi, la question demeure : Longué Longué cherche-t-il à réparer une erreur ou tente-t-il simplement de renouer des liens stratégiques avec ceux qui lui avaient tourné le dos ? Seul le temps pourra nous le dire, mais pour l’instant, ses excuses offrent au moins un début de dialogue sur la réconciliation et la compréhension entre les tribus camerounaises.
Cette démarche de Longué Longué, qu’elle soit perçue comme sincère ou calculée, a ouvert un nouveau chapitre dans le monde de la culture et des relations inter-tribales au Cameroun. Reste à savoir si elle sera suivie par d’autres actions concrètes visant à promouvoir l’unité et la solidarité nationale.