Dépression Post-Partum Après l'Accouchement

C’est quoi la dépression après l’arrivée d’un bébé ?

On nous prépare à l’amour, on nous prépare à la joie, on nous prépare aux nuits courtes et aux moments magiques. On imagine que l’arrivée d’un bébé est un conte de fées, un moment de bonheur parfait où l’on est toujours en extase. Sur les réseaux sociaux, les magazines, dans les films, on ne voit que des images de parents épanouis, souriant à l’unisson.

Mais la réalité est parfois bien différente. Pour beaucoup de mamans, et même de papas, l’arrivée d’un nouveau-né s’accompagne d’une fatigue écrasante, de doutes, et d’une tristesse qui s’installe sans prévenir. C’est un sentiment de culpabilité qui se loge au plus profond de soi, une voix qui nous dit : « Tu devrais être heureux(se) et tu ne l’es pas. »

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Ce sentiment n’est pas un signe de faiblesse. Ce n’est pas parce qu’on est un « mauvais parent » ou qu’on n’aime pas son enfant. C’est une maladie qui s’appelle la dépression post-partum. Il est essentiel d’en parler, de comprendre de quoi il s’agit, et de savoir comment la reconnaître pour pouvoir s’en sortir et s’épanouir dans ce nouveau rôle.

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La différence entre la fatigue normale et la dépression

Avant d’aborder les signes de la dépression post-partum, il est important de ne pas la confondre avec un phénomène très courant et passager, le « baby blues ».

  • Le « baby blues » touche la grande majorité des nouvelles mamans, jusqu’à 85 % d’entre elles. Il apparaît généralement 2 à 5 jours après l’accouchement, quand les hormones changent de manière brutale et que la fatigue due à la naissance s’accumule. C’est une période de grande sensibilité où l’on peut passer du rire aux larmes en quelques secondes, pleurer pour des choses sans importance. On se sent plus fragile. Heureusement, c’est une phase très courte qui ne dure qu’une ou deux semaines et qui disparaît d’elle-même. C’est une réaction normale du corps.
  • La dépression post-partum, elle, est une maladie sérieuse. Elle dure bien plus longtemps que deux semaines et ne part pas toute seule. Ses symptômes sont plus intenses, et elle peut se déclarer n’importe quand au cours de la première année de l’enfant. Il arrive même qu’elle apparaisse plusieurs mois après l’accouchement, quand on pensait que le plus dur était derrière nous. Il ne faut pas la prendre à la légère.

Les signes qui montrent qu’il y a un problème

 

Les symptômes de la dépression post-partum peuvent être difficiles à voir, car on les confond facilement avec l’épuisement de la maternité. Il faut faire attention à leur intensité et au fait qu’ils ne disparaissent pas avec le temps.

 

1. Une grande tristesse et une mélancolie qui ne partent pas

 

On ne parle pas d’une simple journée sans moral. On parle d’une tristesse qui est partout, tout le temps. Vous pouvez vous sentir abattu(e), vide, sans espoir pour l’avenir. Les larmes peuvent monter sans raison. Les choses qui vous rendaient heureux(se) avant ne vous apportent plus rien. Cette tristesse est un poids sur votre cœur et vos épaules, un nuage sombre qui ne se dissipe pas.

 

2. Le sentiment de ne pas être capable et la culpabilité

 

Ce symptôme est souvent le plus douloureux et le plus secret. Vous vous regardez dans le miroir et vous vous dites que vous êtes un mauvais parent. Vous avez l’impression que tout ce que vous faites est faux, que vous ne saurez jamais vous occuper de votre bébé correctement. Quand votre bébé pleure, vous vous sentez impuissant(e) et vous vous dites que c’est de votre faute. Vous vous sentez coupable de ne pas ressentir le bonheur que les autres parents affichent. Cette culpabilité vous ronge et vous pousse à vous isoler.

  • Exemple : Une maman peut se sentir coupable parce qu’elle n’a pas envie de chanter des comptines à son bébé ou parce qu’elle laisse le bébé pleurer un peu plus longtemps qu’elle ne le voudrait, alors qu’en temps normal, elle aurait envie de le prendre immédiatement dans ses bras. Ce n’est pas un manque d’amour, mais un symptôme de la maladie.

 

3. Être souvent en colère ou irritable

 

La dépression ne se manifeste pas toujours par de la tristesse. Chez certaines personnes, elle prend la forme d’une colère constante et d’une grande irritabilité. Le moindre bruit, le moindre geste peut vous énerver. Vous avez du mal à être patient(e) et vous vous fâchez pour des détails. Vous pouvez vous en prendre à votre partenaire ou à vos proches sans le vouloir. Cette colère n’est pas un trait de votre caractère, mais un cri de détresse de votre esprit qui ne va pas bien.

 

4. Ne plus avoir d’envie ni de plaisir

 

Avant l’arrivée du bébé, vous aviez des hobbies : lire, faire du sport, voir des amis. Maintenant, ces activités vous semblent sans intérêt. Vous n’avez plus l’énergie pour quoi que ce soit. Vous avez envie de rester au lit toute la journée et de ne voir personne. Ce manque d’envie vous pousse à vous isoler. On appelle cela l’anhédonie. C’est le fait de ne plus ressentir de plaisir dans les choses qu’on aimait avant.

 

5. De gros problèmes de sommeil et d’appétit

 

Le manque de sommeil est une réalité pour tous les jeunes parents. Mais si vous souffrez de dépression, ce manque de sommeil devient extrême. Vous n’arrivez plus à dormir, même quand votre bébé dort enfin. Vous êtes en permanence dans un état d’épuisement total. À l’inverse, il se peut que vous ayez envie de dormir tout le temps, de vous réfugier dans le sommeil pour fuir la réalité. Votre appétit aussi peut être déréglé : soit vous n’avez plus du tout faim, soit vous mangez de manière excessive et incontrôlée.

 

6. Ne pas se sentir proche du bébé

 

C’est un des signes les plus difficiles à admettre, car il va à l’encontre de toutes les idées que l’on se fait de la maternité. Il arrive que les parents qui souffrent de dépression post-partum aient du mal à se lier à leur bébé. Ils ne ressentent pas l’amour inconditionnel et peuvent même avoir peur de le toucher ou de s’en occuper. Ils peuvent s’inquiéter à l’extrême pour le bébé ou, au contraire, se sentir trop loin de lui. Il faut bien comprendre que ce n’est pas parce que vous êtes une mauvaise personne. C’est un symptôme de la maladie qui crée une barrière entre vous et votre enfant.


 

La dépression post-partum chez les hommes

 

Il est très important de le rappeler : la dépression post-partum n’est pas seulement l’affaire des femmes. On estime qu’environ 8 % des jeunes pères peuvent aussi en souffrir. C’est un sujet encore plus tabou, car la société attend des hommes qu’ils soient forts, qu’ils soient le pilier de la famille. Ils n’osent donc pas en parler, par peur d’être jugés.

Chez les hommes, les signes peuvent être différents. Au lieu de la tristesse, ils peuvent ressentir de l’irritabilité, de l’impatience et des accès de colère. Ils peuvent se sentir inutiles ou ne pas trouver leur place. Certains s’isolent, travaillent de manière excessive ou se réfugient dans l’alcool.


 

Pourquoi est-ce si important de reconnaître et de traiter cette maladie ?

 

La dépression post-partum n’est pas une fatalité. Mais elle ne disparaît pas seule. Sans aide, elle peut s’aggraver. C’est pourquoi, si vous reconnaissez ces signes chez vous ou chez un proche, il est crucial d’agir.

La première étape est de briser le silence. Parlez-en. Dites à votre conjoint, à un ami de confiance, à un membre de votre famille ce que vous ressentez. Le simple fait de le verbaliser peut être un immense soulagement. Ne restez pas seul(e) avec votre souffrance.

Ensuite, consultez un professionnel. Votre médecin généraliste, votre sage-femme, un psychologue ou un psychiatre sont là pour vous aider. Ils peuvent poser un diagnostic et vous proposer des solutions : de la thérapie, des groupes de soutien, ou si nécessaire, un traitement médical.

La maternité et la paternité sont des voyages magnifiques, mais ils peuvent aussi être semés d’embûches. Le vrai courage n’est pas de cacher sa souffrance, mais d’oser demander de l’aide quand on en a besoin. En parlant, en cherchant de l’aide, vous vous donnez la chance de retrouver le chemin vers le bien-être et de profiter pleinement de votre nouvelle vie de parent.

Comprendre et surmonter la dépression post-partum|Univers Pharmacie

 

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