
Pourquoi les femmes enceintes qui vont bientôt accoucher évitent les toilettes
Quand l’accouchement approche, chaque geste compte. Et parmi les habitudes les plus surveillées en fin de grossesse, une en particulier intrigue : pourquoi les femmes sur le point d’accoucher évitent-elles d’aller aux toilettes, surtout seules ?
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💬 Rejoindre la chaîne WhatsAppUne transition délicate : quand le corps se met en mode “accouchement”
À partir de 37 semaines d’aménorrhée, le corps d’une femme enceinte entre en phase de vigilance. La tête du bébé s’engage progressivement dans le bassin, les contractions deviennent plus fréquentes, et l’effort physique est limité.
Se rendre seule aux toilettes à ce moment-là devient un risque sous-estimé.
- Risque de chute
- Perte des eaux imprévue
- Fausses sensations de besoin d’aller à la selle (alors qu’il s’agit en réalité du début du travail actif)
Ce sont autant de raisons qui expliquent pourquoi de nombreuses femmes préfèrent utiliser un pot ou rester sous surveillance dans leur chambre, même pour satisfaire un besoin naturel.
Ce que les sages-femmes savent (et que peu de femmes savent avant le jour J)
Une chose étonne souvent les futures mamans : le besoin d’aller aux toilettes peut parfois être un signe que l’accouchement est imminent.
Quand la tête du bébé appuie fortement sur le rectum, le cerveau interprète cette pression comme une envie de déféquer. Mais en réalité, il s’agit d’un signal clair : le corps commence à pousser.
Certaines femmes se rendent alors aux toilettes, pensant qu’elles doivent évacuer… et donnent naissance en urgence dans les WC, sans surveillance médicale.
Voilà pourquoi, dès que ce type de sensation apparaît en salle de travail, le personnel médical demande souvent immédiatement d’examiner le col de l’utérus.
Pourquoi les toilettes deviennent un lieu à éviter en fin de travail
Voici les principales raisons médicales et pratiques :
1. Risque de perte des eaux sur les toilettes
Ce moment peut être soudain et surprenant. Perdre les eaux alors qu’on est seule sur les toilettes peut provoquer une perte d’équilibre, un malaise, une glissade ou un stress intense, surtout si personne n’est à proximité.
2. Effort de poussée non contrôlé
S’asseoir sur les toilettes favorise naturellement la poussée abdominale. Si le col n’est pas encore complètement dilaté, cet effort peut être douloureux ou mal dirigé, ce qui augmente les risques de complications.
3. Danger de malaise ou de chute
Les contractions peuvent arriver sans prévenir. Se lever soudainement, perdre l’équilibre, ou se sentir étourdie est fréquent en fin de grossesse. Aller seule aux toilettes dans ces conditions est dangereux.
La chaise percée ou le pot : une solution bienveillante (et non humiliante)
De nombreuses maternités proposent aux femmes proches de l’accouchement un pot médical ou une chaise percée, placés directement dans la chambre. Cela évite les déplacements inutiles et permet au personnel de surveiller l’évolution du travail en continu.
Ce dispositif est souvent mal compris ou mal vécu. Pourtant, il s’agit d’une mesure de sécurité, pas d’un manque de respect ou de liberté. Il permet d’éviter un accouchement inopiné hors surveillance, ou un malaise sans aide immédiate.
Une peur souvent ignorée : accoucher seule aux toilettes
C’est l’un des scénarios les plus redoutés par les femmes qui accouchent seules à la maison ou dans des zones où l’accès à la maternité est difficile.
Certaines femmes, en ressentant une forte douleur ou une envie pressante, pensent simplement aller aux toilettes pour soulager une gêne… et accouchent sans s’en rendre compte. Dans ces cas-là, le bébé peut tomber dans la cuvette, être exposé à l’eau, au froid, ou même être blessé.
Signes qu’il ne faut plus aller seule aux toilettes :
- Contractions toutes les 5 minutes ou moins
- Sensation de poussée vers le bas
- Envie forte d’aller à la selle (alors que rien ne sort)
- Perte des eaux ou sensation de “ploc”
- Sensation de lourdeur ou de tête du bébé très basse
- Fatigue, vertiges, douleurs lombaires intenses
Si tu ressens un ou plusieurs de ces symptômes, il est recommandé d’appeler une sage-femme ou d’utiliser le pot prévu à cet effet, même si cela peut paraître inconfortable ou gênant.
Émotion, pudeur, préparation : l’aspect psychologique compte aussi
Beaucoup de femmes se sentent gênées d’utiliser un pot ou d’être accompagnées aux toilettes. Ce sentiment est humain, normal, et mérite d’être entendu sans jugement.
Mais en fin de grossesse, il faut se rappeler que la sécurité passe avant tout. Il est important que les proches et les soignants créent un climat de confiance, de bienveillance et de non-jugement autour de ces gestes intimes.
Parler de ces choses en amont, pendant la préparation à la naissance, permet d’enlever beaucoup de peurs ou de malaises inutiles.
Et chez soi, comment faire ?
Lorsqu’on est encore à la maison en début de travail, les mêmes principes s’appliquent. Ne jamais aller seule aux toilettes si :
- Les contractions sont douloureuses et rapprochées
- Vous avez perdu les eaux
- Vous êtes seule chez vous
- Vous sentez une envie de pousser
Il vaut mieux appeler immédiatement une personne de confiance ou un professionnel de santé, rester en position semi-allongée, et attendre de voir l’évolution.
Préparer ce moment dès le 9e mois
Voici quelques gestes utiles à mettre en place à partir de 37 SA :
- Avoir toujours quelqu’un à proximité (même la nuit)
- Informer les proches de la nécessité d’être accompagnée si besoin
- Disposer d’un pot hygiénique près du lit, si la maternité est loin
- Éviter les toilettes situées à l’extérieur ou loin des pièces de vie
- Prévoir des protections en cas de perte des eaux soudaine
Éviter les toilettes en fin de grossesse n’a rien à voir avec une superstition ou une peur irrationnelle. Il s’agit d’une mesure logique et préventive, appuyée par l’expérience de milliers de sages-femmes et obstétriciens.
À l’approche de l’accouchement, le corps entre dans une zone d’équilibre fragile, où chaque geste peut avoir un impact. Mieux vaut prévenir que courir, et accepter d’être aidée même dans les moments les plus intimes.
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