
Échographie pelvienne : Ce que votre gynécologue ne vous dit pas toujours (mais que vous devez absolument savoir)
L’échographie pelvienne peut tout révéler. Voici comment lire les résultats sans paniquer (et quand s’inquiéter).
Que vous consultiez pour des douleurs inexpliquées, des saignements inhabituels ou un simple suivi de routine, l’échographie pelvienne est un examen que de nombreuses femmes passent au moins une fois dans leur vie. Pourtant, ce que l’on découvre pendant cet examen peut parfois être surprenant, voire angoissant. Fibromes, kystes, endométriose, anomalies ovariennes… autant de termes médicaux qui peuvent semer la panique si on ne les comprend pas.
Mais faut-il s’inquiéter pour autant ? Votre gynécologue vous parle peut-être en langage médical, vous rassure brièvement ou reste flou sur certains détails. Cet article a pour but de vous donner les clés pour comprendre ce que révèle une échographie pelvienne, sans paniquer inutilement, et savoir quand il faut agir.
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💬 Rejoindre la chaîne WhatsApp1. Qu’est-ce qu’une échographie pelvienne exactement ?
L’échographie pelvienne est un examen d’imagerie médicale qui utilise des ondes sonores pour visualiser les organes du bassin, notamment :
- l’utérus,
- les ovaires,
- les trompes de Fallope,
- la vessie,
- parfois le col de l’utérus et le rectum.
Il existe deux types d’échographie pelvienne :
- Par voie abdominale : on applique une sonde sur le bas-ventre, après avoir appliqué un gel conducteur.
- Par voie endovaginale : une sonde plus fine est introduite dans le vagin pour obtenir des images plus précises, notamment en cas de douleurs pelviennes ou de saignements.
2. Pourquoi votre médecin demande une échographie pelvienne ?
Les indications sont nombreuses. Parmi les plus fréquentes :
- Douleurs pelviennes chroniques ou aiguës
- Règles très abondantes ou irrégulières
- Absence de règles (aménorrhée)
- Saignements entre les règles
- Infertilité ou bilan avant une FIV
- Contrôle d’un dispositif intra-utérin (stérilet)
- Suivi d’un kyste ou d’un fibrome
Ce qu’il faut savoir : cet examen est non douloureux, rapide (5 à 15 minutes) et sans danger, même pendant la grossesse.
3. Ce que vous pouvez découvrir… parfois sans symptôme
De nombreuses femmes découvrent des anomalies bénignes lors d’une échographie pelvienne alors qu’elles n’ont aucun symptôme. Et c’est justement ce qui peut créer de l’anxiété. Voici les découvertes les plus courantes :
a. Les kystes ovariens
Très fréquents, notamment en âge de procréer. Il en existe deux grands types :
- Kystes fonctionnels : liés au cycle menstruel, ils disparaissent souvent d’eux-mêmes après quelques semaines.
- Kystes organiques : comme les kystes dermoïdes, endométriosiques ou mucineux, qui peuvent nécessiter une surveillance ou une intervention chirurgicale.
Quand s’inquiéter ?
Seulement si le kyste est très volumineux (> 5 cm), douloureux, ou persiste après plusieurs cycles.
b. Les fibromes utérins (myomes)
Ce sont des tumeurs bénignes qui se développent dans le muscle de l’utérus. Ils peuvent provoquer :
- des saignements abondants,
- des douleurs,
- des envies fréquentes d’uriner,
- des difficultés à tomber enceinte.
Mais 80 % des fibromes sont asymptomatiques et ne nécessitent aucun traitement si la patiente va bien.
c. L’endométriose
L’échographie pelvienne peut parfois détecter des signes d’endométriose : kystes endométriosiques, adhérences, zones fibreuses. Cependant, l’IRM reste souvent plus précise.
d. Un utérus rétroversé
Loin d’être une pathologie, c’est une variation anatomique normale. L’utérus est incliné vers l’arrière au lieu d’être légèrement penché vers l’avant. Cela peut entraîner des douleurs pendant les règles ou les rapports, mais ce n’est pas dangereux.
4. Les termes que vous lisez dans le compte rendu (et ce qu’ils veulent dire vraiment)
Il est fréquent que votre médecin ne prenne pas le temps de traduire le jargon médical de l’échographie. Voici les termes les plus souvent rencontrés :
- Utérus homogène : pas d’anomalie visible.
- Endomètre fin ou épaissi : lié à votre phase du cycle. L’épaississement peut être normal ou lié à des polypes, parfois surveillés.
- Image kystique anéchogène : un kyste rempli de liquide, généralement bénin.
- Vascularisation normale : pas de signes suspects au Doppler.
- Volume ovarien augmenté : peut indiquer un kyste ou une stimulation ovarienne.
- Présence de liquide libre : souvent bénin, sauf s’il est abondant (rupture de kyste, infection, etc.).
5. Quand faut-il réellement s’inquiéter ?
L’échographie pelvienne est très précise, mais elle ne remplace pas un diagnostic complet. Voici les situations où un suivi médical rapproché est nécessaire :
- Un kyste qui grossit rapidement ou ne disparaît pas après 3 mois.
- Un fibrome qui déforme la cavité utérine, provoquant des règles hémorragiques.
- Une masse aux contours irréguliers, très vascularisée.
- Des douleurs pelviennes inexpliquées malgré des images normales.
- La découverte d’une anomalie chez une femme ménopausée (où toute masse ovarienne est suspecte jusqu’à preuve du contraire).
6. Ce que votre gynécologue ne vous dit pas toujours…
a. Certains examens complémentaires sont indispensables
Un simple kyste ne nécessite souvent rien. Mais en cas de doute, une IRM pelvienne, une prise de sang (marqueurs tumoraux CA125) ou une hystéroscopie peuvent être recommandés. Or, ce n’est pas toujours proposé spontanément.
b. Ce n’est pas parce qu’on ne voit rien qu’il n’y a rien
De nombreuses patientes souffrant d’endométriose ont une échographie normale. D’autres affections comme l’adénomyose, les adhérences, ou certains cancers débutants n’apparaissent pas toujours clairement à l’échographie.
c. Vous pouvez demander une copie des images et du rapport
C’est votre droit. Cela vous permet de consulter un deuxième avis ou de mieux comprendre les résultats.
d. Un utérus « normal » ne veut pas dire que tout va bien
L’échographie pelvienne observe surtout la structure. Elle ne permet pas d’évaluer l’équilibre hormonal, les infections internes, ou la qualité de la muqueuse. Ne vous fiez pas uniquement à cet examen.
7. Comment se préparer à une échographie pelvienne ?
Voici quelques conseils utiles pour que l’examen se passe bien :
- Pensez à boire de l’eau avant l’échographie abdominale : une vessie pleine améliore la visibilité.
- Détendez-vous pendant l’échographie endovaginale : respirez profondément, relâchez les muscles du bas-ventre.
- Évitez les rapports sexuels ou tampons dans les 24 h avant l’examen, surtout si vous avez un écoulement ou une gêne.
8. Et après les résultats, que faire ?
Si tout est normal :
Vous pouvez être rassurée, mais restez à l’écoute de votre corps. Une échographie pelvienne normale n’exclut pas tout. En cas de persistance de douleurs ou de symptômes, retournez consulter.
Si une anomalie bénigne est détectée :
Votre gynécologue vous proposera soit une surveillance, soit un traitement médicamenteux ou chirurgical si nécessaire. Rien ne doit être décidé dans la précipitation.
Si un doute persiste :
Demandez un deuxième avis. Vous avez le droit de comprendre chaque mot du rapport et de poser toutes vos questions.
L’échographie pelvienne est une alliée précieuse dans la santé gynécologique des femmes. Elle permet de détecter des anomalies souvent silencieuses, d’éviter des complications futures, ou tout simplement de vous rassurer.
Mais pour qu’elle joue pleinement son rôle, il faut que vous puissiez comprendre ce que les images montrent réellement. Ne vous contentez pas d’un « tout va bien » ou d’un « c’est juste un petit kyste » sans explication. Votre corps mérite mieux que ça.
Apprenez à lire entre les lignes, posez des questions, informez-vous… et rappelez-vous : ce que votre gynécologue ne dit pas toujours peut être essentiel à votre bien-être.
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