Être enceinte à 17 ans : Comment l’annoncer à mes parents ?

À 17 ans et demi, je me suis retrouvée enceinte. À l’époque, je vivais toujours chez mes parents. Mon père est quelqu’un de très affectueux, mais aussi extrêmement strict. Je fais partie d’une famille nombreuse de six enfants, avec quatre filles et deux garçons, et je suis la benjamine.

Je suivais alors ma première année de bac. Je me suis rendue compte que j’avais un comportement étrange : je dormais beaucoup plus que d’habitude et j’avais des envies alimentaires inhabituelles, des aliments que je n’appréciais pas normalement. Et puis, mes règles ne sont pas arrivées. Au début, j’ai ignoré ça, pensant que ce n’était rien. Mais lorsque la semaine suivante, elles n’étaient toujours pas là, j’ai décidé de faire un test de grossesse. J’étais convaincue que ce serait négatif, mais à ma grande surprise, il était positif. Au début, je me suis sentie heureuse, mais très vite, j’ai été envahie par une grande inquiétude : comment allais-je annoncer cela à mes parents ?

Le soir même, en rentrant à la maison, j’étais nerveuse. Je ne savais pas quoi dire, je marchais de long en large et je n’arrivais même pas à parler. Cela n’était vraiment pas comme moi. J’ai attendu un moment où ma mère était seule pour lui confier la nouvelle. C’était difficile, car je ressentais un certain poids de culpabilité. Ils m’avaient toujours fait confiance et m’avaient laissée sortir librement. Mais ma mère est restée calme, sans pleurer, bien que j’aie vu son visage se fermer, une expression de peur et d’incompréhension qui m’a bouleversée. Elle avait peur pour moi.

Deux jours plus tard, elle a pris la décision de tout dire à mon père. La réaction a été terrible. Il n’acceptait pas du tout que je sois enceinte. Mes parents m’ont emmenée voir des gynécologues et un anesthésiste, prêts à organiser un avortement le plus rapidement possible.

Cependant, au fond de moi, je hurlais. Je ne voulais pas me séparer de ce bébé. Ce n’était pas une option pour moi. Lui et moi, c’était déjà une histoire entre lui, son père et moi. Mon copain était totalement d’accord pour garder l’enfant. Je me suis battue pour lui, pour notre bébé. Je ne pouvais plus faire face à mon père, je me suis dit que si je passais par l’avortement, je ne pourrais jamais leur pardonner.

Puis, deux jours avant l’intervention prévue, j’étais chez ma sœur lorsque mes parents m’ont pris dans leurs bras et m’ont dit : « Nous voulons que tu gardes ton bébé. » Mon père a déchiré le papier de l’avortement et, ce jour-là, quelque chose en moi a changé à jamais. C’était un moment inoubliable.

Aujourd’hui, mon fils a 2 ans et 2 mois, et son père et moi sommes très fiers de lui, tout comme ses grands-parents. Je tiens à partager mon expérience avec les jeunes filles qui envisagent l’avortement. Moi aussi, j’y ai pensé, pensant que cela me permettrait de vivre en paix, mais je peux vous dire que ce n’est pas la solution. Ce n’est pas la fin de vos problèmes, et ce n’est pas une décision facile à prendre, surtout lorsque vous êtes jeune.

Une astuce qui m’a aidée à prendre ma décision, c’est lorsque j’ai entendu le petit cœur de mon bébé battre lors de ma première échographie… ce moment m’a fait prendre conscience que je ne pouvais pas envisager d’avortement.

Je crois que la décision d’avoir ou non cet enfant appartient uniquement à vous et au père de l’enfant.

Sophie, 17 ans et demi

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